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Surélévation du bâtiment de la Régie de Paris Habitat et création de 37 logements collectifs, rue Santeuil
à Paris (5ᵉ)

La Régie de Paris Habitat se situe en plein cœur du 5ᵉ arrondissement de Paris, dans un quartier historique de la ville et à proximité de nombreux points d’intérêts patrimonial et culturel. Elle fait partie d’un ensemble d’immeubles construits entre 1962 et 1966 conçus par l’agence d’architecture Léon et Jean Schneider. Cet ensemble immobilier regroupe 373 logements et 15 locaux commerciaux organisés autour d’un vaste cœur d’îlot végétalisé et fait actuellement l’objet d’un projet de réhabilitation.

 

L’architecture du bâtiment de la Régie de Paris Habitat  est sobre et répond avant tout à un usage précis, des bureaux à l’étage et des ateliers au rez-de-chaussée et sous-sol, avec une façade sur rue très marquée par les années 60. En l’état actuel, la Régie semble hors échelle par rapport au site : son emprise au sol est importante mais sa faible hauteur la rend disproportionnée. La densification de cette large toiture permet de rattacher l’ensemble à son contexte sans perturber le paysage urbain.

Maîtrise d’ouvrage
Paris Habitat

Maîtrise d’œuvre
Legendre construction, entreprise générale mandataire;
Atelier Téqui Architectes, mandataire du groupement de maitrise d’œuvre;
SATO ingénierie, bureau d’études tous corps d’état;
Programme
Surélévation du bâtiment de la Régie de Paris Habitat et création de 37 logements collectifs, rue Santeuil à Paris (5ᵉ)
Démarche environnementale
Label Effinergie – BBCA – Label Bâtiment biorourcé niveau 2
Surface
3 997 m² SP – 2 339 m² SHAB – 4 378 m² SU
Coût
9.85 M€
Mission
Complète, conception et direction des travaux
Calendrier
Concours en 2026
Images
©Galerie Blanche


Le volume créé s’insère harmonieusement dans son contexte urbain. Par sa géométrie, le bâtiment évite toute vue frontale sur les immeubles voisins. À l’ouest, la façade principale reprend le biais de la rue Santeuil et s’élève à R+5, assurant ainsi sa continuité avec le gabarit de la rue. Côté cœur d’îlot, elle atteint le niveau R+7, en écho aux bâtiments voisins, plus hauts. Par sa géométrie, le bâtiment évite toute vue frontale sur les immeubles voisins.

 

La structure de la surélévation est constituée d’une ossature poteaux poutres en métal pour en réduire l’emprise
et la hauteur. Les planchers sont des solives bois solidaires d’une dalle de compression en béton apportant la dose d’inertie nécessaire au confort d’été. Les murs de façades sont en ossature bois. Un plancher de transfert au-dessus
de la régie permet de ramener les charges sur la structure existante qui est simplement épaissie et dont les fondations
sont renforcées.

 

L’utilisation de la pierre des carrières de Saint Maximin
en revêtement de façade sur des murs ossature bois assimile le nouvel immeuble à ses voisins rénovés. Les menuiseries
des logements sont en bois tandis que les jardins d’hiver sont fermés pas des grandes menuiseries coulissantes à simple vitrage en aluminium anodisé.

Le nouveau hall rue Santeuil, intégré dans la volumétrie de la régie, dessert les locaux vélos et locaux d’usage et débouche sur un palier à rez-de-chaussée éclairé par un patio planté
à l’atmosphère de sous-bois. Afin de maximiser la présence végétale, les murs sont également végétalisés par des plantes grimpantes, renforçant ainsi l’impression d’immersion
au cœur du paysage.

 

Le noyau de circulation central distribue des paliers d’étage ouverts et couverts, offrant des vues au nord sur le paysage de l’îlot Censier. Généreux, lumineux et appropriables
de milles façons, ils composent le cœur de la surélévation
et sont créés en retrait de la façade nord, créant ainsi
une forme de joint creux.

 

Les logements, environ six par niveaux, sont desservis par
une circulation en boucle autour du noyau ascenseur/escalier revêtu d’inox brossé. Complètement ouvert sur la paroi nord, cet espace commun est protégé des intempéries mais permet à l’air et à la lumière de rentrer au cœur du bâtiment.
Semi-extérieur, ce dispositif permet de créer des logements traversants sur toute la hauteur et la profondeur
du bâtiment. Ce palier commun permet également l’accès aisé à la toiture R+6 où une terrasse plantée accessible
aux résidents est aménagée avec des bacs permettant
la culture d’un potager.

La partition traditionnelle entre cuisine et séjour est ici repensée au profit d’un espace organisé autour du repas. Située à proximité de l’entrée, la cuisine-salle à manger, inspirée de l’antique foyer — lieu de vie familiale, d’activités culinaires et scolaires — constitue le cœur vivant du logement. Elle est systématiquement adossée à un cellier-buanderie,
qui accueille les équipements bruyants ainsi que les espaces
de stockage.

 

Cette buanderie assure une séparation visuelle entre
la cuisine-salle à manger et le salon, conçu comme un espace calme dédié à la détente et aux échanges. Celui-ci se prolonge, au-delà d’une large baie vitrée, par un balcon
ou un jardin d’hiver vaste et profond. Cette pièce supplémentaire, à la fois bioclimatique et adaptable, est mise à la disposition des futurs occupants pour des usages variés tout au long de l’année.

 

L’ensemble cuisine-séjour forme ainsi un volume traversant, ouvert d’un côté sur le palier de desserte et de l’autre sur
la voie. Cette double orientation, est-ouest ou nord-sud, favorisera la ventilation naturelle, le rafraîchissement
et l’ensoleillement du logement.

La régie de Paris Habitat s’appuie sur une logistique
bien huilée au service des locataires de nombreux groupes immobiliers. Le projet de surélévation constitue une opportunité d’en améliorer encore le fonctionnement,
et notamment l’accessibilité à travers la création d’un nouvel ascenseur double entrée desservant tous les paliers
et demi-niveaux.

 

L’accès piéton à la Régie est conservé, avec une même entrée pour les ateliers situés au sous-sol et au rez-de chaussée, ainsi que pour les bureaux créés au premier étage.
Ces derniers occupent la moitié du volume bâti et sont largement vitrés, favorisant un bon apport lumineux
et un cadre de travail confortable et ergonomique.

A l’intérieur, la mise en oeuvre de matériaux biosourcés
est favorisée, à travers le mobilier intégrés et des placages bois sur les murs qui prolongent les portes intérieures en bois, participant à l’ambiance chaleureuse du lieu.

 

Les espaces communs à toute la Régie sont regroupés
à proximité immédiate du noyau de circulation vertical pour une meilleure gestion des flux internes, avec un accès direct depuis l’ascenseur pour les étages inférieurs.

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Réhabilitation et restructuration de la faculté de médecine

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