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2029
Réhabilitation de 245 logements, commerces et locaux associatifs, quartier du Bois l'Abbé
à Champigny-sur-Marne (94)

Les bâtiments en barre Grand Lulli, Goujon et Carpeaux ont été construites dans les années 70, dans le quartier du Bois l’Abbé sous la houlette des architectes urbanistes Henry-Charles Delacroix, François Delage, Noël Le Maresquier et Clément Tambuté. Construit selon les préceptes des grands ensembles, immeubles de grande hauteur ou de grande longueur, rationalisation architecturale, uniformité du traitement des façades sur un nombre conséquent de bâtiments, le quartier développe des typologies d’immeubles en tours, barres et plots.

 

Dans les années 90, ces bâtiments ont subi des travaux de rénovation conduisant au remplacement des menuiseries extérieures, à l’ajout d’une isolation thermique par l’extérieur et à la fermeture des loggias pour les transformer en jardins d’hiver.
Ces interventions ont appauvri la volumétrie des façades, entrainant la perte des traits distinctifs architecturaux des bâtiments d’origine. Les façades, désormais lisses et uniformes, manquent d’échelle,
de rythme et de séquence et la fermeture des porches en a fait disparaître les qualités domestique.

Maîtrise d’ouvrage
Paris Habitat
Maîtrise d’œuvre
Atelier Téqui Architectes, mandataire;
Alterea, bureau d’études fluides, thermique, environnement et économistes;
VP Green, bureau d’études structure et façades;
Couleurs d’avenir, diagnostic social et concertation;
Programme
Réhabilitation de 245 logements et requalification
des rez-de-chaussées commerciaux et locaux associatifs
des bâtiments Grand Lulli et Grand Goujon, et ravalement de la barre Carpeaux, à Champigny-sur-Marne (94)
Démarche environnementale
BBC Rénovation Effinergie 2024 – NF Habitat – Réemploi
Surface
14 963 m² SHAB
Coût
14.25 M€
Mission
Complète, conception et direction des travaux
Calendrier
Concours lauréat en 2025, études en cours, livraison prévue en 2029
Images
©Bleu Parpaing


La rénovation énergétique des barres Lulli, Goujon et Carpeaux doit s’accompagner d’une réflexion important sur le traitement d’une façade bioclimatique. La réfection de l’isolation et des espaces extérieurs des immeubles existants doit permettre, par leur constitution et les usages proposés, d’améliorer le confort des habitants en se servant des apports extérieurs et en réinterrogeant les sujets de confort d’été, de surchauffe, d’apports solaires en hiver, d’occultations et de ventilation.

 

Afin de retisser un lien architectural, urbain et historique entre les trois bâtiments, l’isolation et les menuiseries existantes sont déposées, et une nouvelle épaisseur isolante biosourcée est mise en place.

 

Dans la recherche de la composition d’origine, les zones blanches qui structurent les façades, sous forme de bandeaux filants et de tamponnements entre fenêtres sont traitées en enduit clair, et les parties colorées sont traitées en bardage métallique de teinte vert bouteille.

Les menuiseries sont traitées en bois/aluminium gris anthracite. Une partie des loggias d’origine sont réouvertes au profit d’un balcon extérieur tout en conservant une vaste surface de jardin d’hiver.

Les rez-de-chaussée sont repensés et améliorés.
Le projet propose ainsi de supprimer les logements mono-orientés et dépourvus de loggia du R+1, afin d’ouvrir les parties de dalles au droit des façades. Une partie est conservée en mezzanine, pour créer des locaux associatifs en double niveau. Les parties de façades entre loggias sont également ouvertes sur deux niveaux, créant de grandes baies vitrées en double hauteur qui viennent élancer le bâtiment et requalifier les nouveaux locaux publics qui s’implantent à l’intérieur.

 

Côté Grand Goujon, les commerces du rez-de-chaussée souffrent d’un manque de visibilité, d’un environnement très minéral peu accueillant, et d’une disparité de traitement des enseignes qui rend leur lisibilité difficile.

Afin d’accompagner la nouvelle image du quartier, Le projet propose d’habiller la structure d’origine avec des panneaux en aluminium anodisé afin de moderniser et uniformiser les supports d’enseignes. La sous-face de la structure est habillée de lames de bois et de luminaires encastrés, redonnant un caractère qualifié et qualitatif à cet ouvrage, aujourd’hui désuet.

Chargement
Réhabilitation de 244 logements et ateliers d'artistes, groupe Jean Moulin

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