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Restructuration de l’hôtel de la Meilleraye pour Sciences Po au 56 Saints-Pères
à Paris (7ᵉ)

Situé dans le secteur sauvegardé du VIIe arrondissement, l’hôtel de la Meilleraye est attribué
à Daniel Guittard (1625–1686), architecte du roi et élève de Le Vau. Aujourd’hui annexe du campus de Sciences Po, l’hôtel bénéficie d’une situation exceptionnelle à proximité immédiate du siège historique rue Saint-Guillaume, avec lequel
il partage un jardin traversant en cœur d’îlot.

Ainsi, l’opération de restructuration du site vise principalement la mise en accessibilité et en sécurité du bâtiment, la dépollution amiante et plomb, l’amélioration technique et environnementale
de l’hôtel, la restructuration des espaces intérieurs
ainsi que la mise en valeur de ce patrimoine bâti
des XVIIᵉ et XVIIIᵉ siècle et de son jardin.

Maîtrise d’ouvrage
Sciences Po | EPAURIF

Maîtrise d’œuvre
CBC service, entreprise générale mandataire;
Atelier Téqui Architectes, mandataire du groupement de maitrise d’œuvre;
2BDM, architectes du patrimoine et paysagistes;
Solab, bureau d’études fluides, thermique, environnemental, électricité, SSI, acoustique et cuisiniste, réemploi;
Facéa : bureau d’études structure, économie, VRD;
Orlic Cochet Design : signalétique;
Galena : désamiantage-déplombage;
Premices and co : ergonomie et mobilier;
Bentin, exploitation maintenance;

Programme
Restructuration de l’hôtel de la Meilleraye pour Sciences Po
et aménagement de son jardin, au 56 Saints-Pères à Paris (7ᵉ)
Démarche environnementale
Décret tertiaire 2040 : gain de 55% de consommation énergétique
Bâtiment biosourcé niveau 1 – Réemploi
Surface
2 465 m² SU – 2 937 m² SP
Coût
10.26 M€
Mission
Complète, conception et direction des travaux
Calendrier
Concours en 2026
Images
©Kdsl


 

Le site de Sciences Po s’organise autour d’un jardin de cœur d’îlot reliant les rues Saint-Guillaume et des Saints-Pères. Élément central du projet, il devient le hall d’entrée du 56-58 rue des Saints-Pères et assure la liaison entre les bâtiments, les espaces d’enseignement, l’administration et la vie étudiante.

 

La reconfiguration de la topographie vise à clarifier les parcours, aujourd’hui rendus complexes par les nombreux décalages de niveaux. Un axe de circulation unique, lisible
et accessible aux personnes à mobilité réduite est ainsi créé, depuis le 27 rue Saint-Guillaume jusqu’à la nouvelle entrée
du bâtiment, située au niveau du rez-de-jardin.

 

Autour de cette séquence d’entrée s’organisent les principales entités programmatiques : l’aile d’enseignement ouverte
sur le jardin, le pôle administratif disposé en U autour de
la cour du n°58 et les espaces dédiés à la vie étudiante.
Cette nouvelle répartition améliore la lisibilité du bâtiment
et dissocie plus clairement les différents flux et usages.

La cour du n°58, couverte par une structure en béton brutaliste réalisée en 1978 par l’architecte Bernard Nébot, constitue un élément majeur de la composition architecturale du projet. L’intervention vise à conserver et à révéler cette strate contemporaine de l’histoire du bâtiment, en assumant pleinement son caractère brutaliste. Les éléments rapportés sont déposés afin de retrouver la générosité des volumes,
les jeux de lumière et la matérialité du béton brut.

 

Cette restauration, volontairement sobre et parcimonieuse, permettra de transformer l’espace couvert de la cour en une grande salle d’étude, lumineuse et propice à la concentration, tout en maintenant ses relations avec le hall, la galerie, l’escalier d’honneur et les porches.

 

Une paroi épaisse en bois vient concentrer les fonctions techniques et les équipements nécessaires — traitement acoustique, éclairage, réseaux, assises, supports multimédias et rangements — afin de préserver la lisibilité de la structure existante et d’offrir un espace à la fois confortable, fonctionnel et modulable.

L’organisation intérieure s’appuie sur la grande galerie,
qui devient l’axe principal de distribution des espaces d’enseignement et des bureaux, avec l’aménagement
de parois en bois à chaque niveau qui intègrent les réseaux,
la signalétique et des assises.

 

Les salles de cours sont rénovées dans le respect des qualités patrimoniales des salons de l’hôtel de la Meilleraye : moulures, décors, cheminées et parquets sont conservés
ou restaurés, tandis que les équipements techniques
et multimédias sont intégrés avec discrétion.
Le bois est également utilisé pour le mobilier fixe,
les rangements et certains aménagements intérieurs,
afin d’assurer une continuité entre les espaces de circulation, d’enseignement et de travail.

 

Les fonctions administratives sont regroupées dans
le bâtiment sur rue, autour de la cour du n°58, et bénéficient d’une distribution autonome desservie par une galerie.
Des espaces d’attente, de convivialité et de services
sont aménagés à chaque niveau, favorisant les échanges
et l’appropriation des étudiants. Autour de la cour, les volumes existants accueillent également une salle d’étude modulable, une cafétéria largement ouverte sur le jardin
et des espaces de travail plus intimistes installés dans les anciens demi-niveaux du laboratoire de langues.

Le jardin constitue un élément majeur du projet, à la fois espace de liaison, de respiration et de convivialité. Façonné par plusieurs siècles d’aménagements du XVIIe siècle à nos jours, il conserve les traces de sa composition historique, notamment dans les vestiges de l’ancien mur de clôture.

Le projet paysager s’appuie sur ces éléments et sur
le patrimoine végétal existant afin de révéler les dispositions anciennes, de rétablir le dialogue avec les façades
et de redonner une cohérence d’ensemble au site.

 

Une circulation claire et accessible relie les deux rues et structure trois séquences paysagères : un jardin à la française recentré sur la façade du Grand Hôtel de la Meilleraye,
un jardin contemporain à la végétation plus dense accompagnant les rampes et les pas d’âne, et un tapis vert formé de gradins engazonnés du côté de Saint-Guillaume. Ces différentes ambiances, reliées par un parcours commun, offrent à la fois de grands espaces de rencontre et des alcôves végétales propices à la pause et au ressourcement.

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Surélévation du bâtiment de la Régie de Paris Habitat et création de 37 logements collectifs, rue Santeuil

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